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Où courir
Peu d’équipement particulier, pas de terrain spécialisé
: le jogger peut s’exprimer partout, en sortant de chez lui, le matin au
lever, le midi avant la pause déjeuner, le soir en rentrant. Dans la rue,
autour d’un stade, dans une forêt voisine : il n’y a ni contrainte, ni
interdiction, les seules conditions étant éventuellement fixées par des choix
personnels et écologiques qui n’ont rien d’absolu. On peut préférer le
parc municipal au tour du pâté de maison, pour la verdure, la sécurité, une
pollution moindre. L’important est que ce moment, qu’il faut établir et
maintenir, du rendez-vous avec ses jambes, ne doit être ni une corvée ni une
galère, avec une heure de trajet aller-retour d’embouteillages pour trouver
un coin boisé. Les chaussures ont fait suffisamment de progrès dans
l’amortissement pour que le corps, les articulations, les tendons, puissent
encaisser sans dommage les à-coup du bitume (avec aménagements et précautions).
Les accros du terrain naturel ne doivent pas oublier qu’il vaut mieux un sol
dur et lisse comme l’asphalte urbain qu’un chemin inégal et caillouteux qui
sent la luzerne, mais où l’on risque plus facilement une entorse ou des pépins
articulaires.
Quand courir ?
De préférence le matin, car l’organisme secrète
alors des endorphines, hormones plutôt positives qui vous apportent tonicité
et bonne humeur. De plus, courir le matin, même à jeun, n’est pas très gênant
dans la mesure où le repas de la veille au soir doit permettre de pallier au
besoin énergétique de la sortie. Vous taperez dans les graisses un peu plus
vite, ce qui n’est pas plus mal.
En revanche, si, pour des raisons d’emploi du temps (ou de manque de "
moelle " pour aller courir au petit matin, parfois la nuit, avant d’aller
bosser), vous devez courir après le boulot, essayez de le faire suffisamment
avant le repas, et prenez alors un repas léger. De préférence, dans ces cas,
ne forcez pas, un entraînement dur mettant l’organisme à contribution posant
ensuite, par l’excitation entraînée, des problèmes de sommeil.
Combien de temps ?
Là encore, peu de contraintes. On serait tenté de
répondre : suffisamment pour se sentir bien et surtout pas suffisamment pour se
sentir mal. Tout l’art du jogging consiste à parfaire sa condition physique
sans souffrir. Il faut donc excéder le moment où l’on se contente de
s’essouffler un peu (ce qui est d’ailleurs loin d’être un but) et ne pas
atteindre celui où l’on tire dans ses ressources pour en être marqué le
reste de la journée. C’est donc évidemment une question de rythme et de durée
liée à ce rythme. Un marathonien peut courir longtemps à un rythme proche de
celui de la course, un coureur peu entraîné en endurance se contentera d’une
petite foulée maintenue régulièrement pour augmenter, au fur et à mesure que
la forme et le plaisir suivent, sa cadence et la durée de sa sortie.
Comment
?
La majorité des joggers purs, ceux qui n’ont guère
d’autre chrono qu’une montre indiquant les minutes pour être rentré à
temps pour la suite de la journée, n’ont pas la performance comme premier
objectif. Ils courent pour se sentir bien, pour avoir un exercice physique délassant
et enrichissant, pour connaître à chaque fois une fatigue similaire, sans
chercher le dépassement. Ceux-là ne se soucient guère de leur VO2 max, de
leur FCM (fréquence cardiaque maximale), et à peine de leurs BPM (battements
par minute). Sans chercher à bouleverser leurs habitudes, et à tous vouloir
les harnacher d’un cardio-fréquence-mètre, on peut néanmoins indiquer que
c’est en connaissant bien son organisme et de quoi il est capable que l’on
module au mieux son entraînement et que l’on progresse, non pas nécessairement
en terme de performances chronométriques, mais surtout en maîtrise de sa
cadence, et donc de son bien-être, pendant et après sa sortie.
Idées
reçues
Quelques principes essentiels liés à la course à
pied :
Courir ne fait pas maigrir
Si votre but premier est de perdre quelques kilos
superflus, vous risquez d’être doublement déçus. Courir avec efficacité nécessite,
pour paraphraser le langage moderne, une adéquation au concept : il faut courir
en ayant envie de courir, et pas parce qu’accessoirement cela pourrait muscler
les jambes. En outre, si la course doit toujours être un plaisir, elle fait
suer : le corps évacue, via la sueur, les toxines et principalement de l’eau.
Mais cette eau, et donc cette masse apparemment perdue (super, j’ai couru une
demi-heure, j’ai perdu presque un kilo) est une illusion qui ne dure pas : le
corps a tôt fait de réclamer ce qu’il a perdu et les premiers litres d’eau
absorbés via boissons ou nourritures seront à nouveau stockées dès que
possible. Pour ce qui est des graisses, que certains pourchassent par cet
exercice, il faudra être patient, et déjà relativement bien entraîné :
c’est dans le travail en endurance (de60 à 80% de sa FCM, fréquence
cardiaque maximale) d’au moins une heure que l’organisme commence à puiser
dans le stock de graisse. Là aussi méfiance : où il y a manque, le corps
tente, même s’il n’était pas franchement déficitaire chroniquement, d’y
remédier. Et il remplacera, en premier lieu ce qu’il aura perdu, en stockant
des graisses là où il a décelé un déficit apparent.
En revanche, courir peut modifier petit à petit vos
habitudes et votre hygiène de vie. Lorsque l’on se rend compte que l’on ne
peut plus monter les côtes sans souffler comme un bœuf, on se dit que le
durillon de comptoir et la cigarette sont des facteurs indiscutablement négatifs.
Courir souvent, et assez longtemps vous donne davantage envie de boire de
l’eau, et donc de mieux éliminer, mais aussi de manger mieux : on se tourne
plus naturellement vers les crudités, les fruits, des denrées simples et
toniques, plutôt que vers des plats en sauce ou des confiseries. En bref, vous
ne perdrez pas dix kilos en courant régulièrement pendant un an : mais courir
régulièrement pendant un an vous aura peut-être donné envie, et très
certainement aidé, indirectement, à les perdre.
Il faut courir en côte pour
être plus performant sur le plat : c’est faux
Les côtes, c’est bien, à condition de ne pas en
abuser. On monte sans souffrir, c’est-à-dire en deçà de son seuil anaérobie,
et surtout on redescend en régulant sa respiration, en allongeant la foulée,
pour récupérer progressivement. Il vaut mieux en fait enchaîner les côtes et
les descentes d’un parcours bosselé que de vouloir monter " à fond
" des pentes trop raides
Plus on avance en âge, plus
il faut allonger les distances : c’est faux
Les vétérans ne sont pas spécialement meilleurs,
comparativement, sur le marathon que sur le 5 km. Il n’y a aucune raison. De même
qu’est erroné le principe qui énonce qu’à partir d’un certain âge, on
ne progresse plus qu’en endurance. Il n’est pas mauvais, au contraire, de
travailler en résistance sur des distances courtes. On se fait autant plaisir
et l’on progresse davantage qu’en courant doucement pendant des heures. A
condition bien sûr que les tests médicaux aient été effectués. Pour ce qui
est des performances, elles sont de plus en plus édifiantes sur le thème
" on progresse à tout âge ". Les plus de 50 ans se retrouvent en
effet très souvent aux places d’honneur dans les courses de longues
distances, et on trouve dans cette tranche d’âge nombre de marathoniens en
moins de 3 heures !
Il faut pratiquer plusieurs
sports quand on fait de la course : c’est vrai
Il faut en effet à la fois varier les plaisirs et
savoir utiliser des exercices complémentaires, qui feront travailler des
muscles identiques, et d’autres, en endurance comme en résistance : la
natation, le ski de fond et le cyclisme sont les mieux adaptés au coureur.
Attention cependant à l’effet parfois émollient de la natation. Si vous
devez affronter une course un peu délicate, la natation peut vous enlever un
peu de tonus.
Dans ces sports " cousins " réalisez de vrais programmes d’entraînement,
comme vous en avez pour la course. Ils vous aideront également à progresser
dans votre discipline favorite.
La Fréquence Cardiaque
Maximale = 220 – âge : c’est vrai et c’est faux
Si l’on n’a pas passé un test sérieux pour la
mesurer, cette estimation est un pis aller, mais aussi peut-être un piège si
vous l’utilisez comme référence. En effet, cette approximation concerne un
peu tout le monde et pas les athlètes entraînés qui pratiquent régulièrement
; ce qui ne veut pas dire que vous êtes automatiquement au-dessus. Le risque
est double : si vous sous-estimez cette FCM, votre entraînement à 60 ou 70% ne
vous permettra pas de progresser car trop lent, et si vous la surestimez, vous
risquez de vous mettre dans le rouge rapidement et de vous étonner de mal récupérer.
La course en compétition
Le premier aspect de votre saison concerne le
calendrier : il s’agit de bien préparer la saison en alternant les épreuves,
selon votre envie, selon le programme que vous vous fixez en gros, et aussi
pourquoi pas des lieux où les épreuves se déroulent : on peut, dans une année,
programmer une seule compétition longue distance, et choisir les 100 km de
Millau pour la beauté des paysages des Causses !
Ne programmez pas, même si vous êtes accros, une compétition chaque semaine.
Il faut des plages, non seulement de récupération, mais surtout sans compétition,
pour se recharger également au niveau mental.
Un coureur de bon niveau programmera deux marathons
dans l’année, un en fin de printemps, un en automne, et éventuellement une
course longue. En hiver, il privilégiera les cross, et en été quelques
courses en montagne pour travailler le souffle et l’aptitude à absorber du dénivelé.
Tout au long de l’année, et en fonction d’un programme d’entraînement
bien établi, il participera à des épreuves sur route de 5 à 15 km. De
nombreux coureurs apprécient les semi-marathons, un peu moins exigeants que les
marathons, mais quimobilisent néanmoins fortement l’organisme dans la mesure
où le rythme est plus élevé. Ne prévoyez pas une dizaine de semis si vous
avez déjà deux marathons à votre programme. En gros, sur toute une saison,
vous participerez à une vingtaine d’épreuves, soit moins de deux par mois.
La saison, c’est aussi une suite de performances, que vous relèverez avec
assiduité et dans leur totalité, en suivant aussi votre entraînement. Tenez
une sorte de journal de bord tout au long de l’année, les entraînements
d’un côté, les compétitions de l’autre. Pour les entraînements, le relevé
est plus ou moins précis, mais il doit comporter au minimum le lieu, la
distance parcourue, la méthode suivie (continue, accélération où et quand,
quelle FC, fractionné), le temps mis pour chaque phase, le pouls au départ, le
pouls à l’arrivée et de minute en minute après l’arrivée pour mesurer la
récupération. Sur la compétition, à peu près les mêmes renseignements, en
indiquant en outre le type et l’intitulé de l’épreuve, votre place à
l’arrivée et ce que vous escomptiez (temps, place). C’est ce précieux
journal qui vous aidera à progresser, non seulement dans l’année, mais
encore, par comparaison d’une année sur l’autre.
Les épreuves sur route 5, 10 et 15 km
Ces courses sont pratiquement toujours organisées
en ville, tout au moins pour les plus courtes : pour des impératifs techniques
(installation du podium, buffet pour l'après course, facilités de parking,
vestiaires…) mais aussi commerciaux (il est plus facile de mettre les sponsors
en avant lorsque le public est nombreux). Les parcours proposés sont le plus
souvent assez plats, surtout sur les distances les plus longues.
Les spécialistes des longues distances (à partir du 20 km)
"descendent" fréquemment sur les 5 et 10 km pour parfaire leur préparation.
Les courses sont organisées par catégories, d’âge, de sexe et autres. Selon
votre niveau, vous viserez la meilleure place dans la catégorie qui vous
concerne, mais avant tout, vous chercherez à faire une bonne course, en gérant
bien votre effort pour finir en gardant le sourire. L’entraînement pour ces
distances doit se faire selon un programme précis (voir course en compétition).
On pourra donc, par exemple pour un 10 km, parcourir cette distance en endurance
(60% de la FCM) ou sur 5 km à vitesse plus élevée. Utilisez aussi les autres
méthodes, fractionné, côtes….
Semi-marathon
Un semi n’est pas une demi-course mais une véritable
compétition pour champions (les coureurs capables de courir 20 km ne sont pas légion).
Il faut donc soigneusement s’y préparer, et avant tout bien jauger si l’on
peut s’y aligner : il faut, au cours de son passé de coureur – et un passé
pas trop éloigné – avoir déjà couru, même sans compétition, sur une
distance similaire.
Pour l’entraînement spécifique, on courra au moins une fois, dans les trois
mois précédant la course, une distance comparable à petite allure, en
endurance. Si vous calez avant l’arrivée, où si l’épuisement est total,
il vaut mieux renoncer pour le moment et n’aborder une telle épreuve que
lorsque vous serez un peu plus costaud.
La préparation
Selon votre degré d’habitude et de forme, la préparation
spécifique doit intervenir environ 15 jours avant la course. Passé ce seuil,
vous ne participez plus à des compétitions trop dures : vous pouvez faire un
dernier 10 km deux semaines avant, à condition de ne pas essayer de casser la
baraque, mais au contraire en arrivant frais : si votre performance est bonne,
vous serez dans d’excellents dispositions pour votre semi.
Une semaine avant la course, prenez un bon rythme de journée, avec des repas
sans lourdeur, un minimum de graisses, et des sucres lents (pâtes et riz). Vos
sorties sont peu nombreuses cette dernière semaine, deux environ sur 5 à 8 km,
en fractionné ou en résistance.
Les trois derniers jours, vous vous couchez tôt et vous levez tôt. C’est bon
pour le rythme, c’est bon aussi si la course a lieu le matin d’être en
forme et bien réveillé quelques heures auparavant. Sucres lents prioritaires
les trois derniers jours.
La course
Si vous n’avez pas l’habitude du semi-marathon,
donnez vous un tableau de marche raisonnable, du type Tx2 + 15, T étant votre
temps de référence au 10 km, celui que vous seriez capable de réaliser dans
un bon jour au moment de l’épreuve (et pas celui d’un hypothétique
exploit). Prenez Tx2 + 10 pour un 20 km.
Vous devrez alors adopter une tactique nette dans votre tableau de marche :
faire les 10 premiers kilos un peu plus vite et tenir le reste de la course, ou
au contraire gérer en souplesse en courant sensiblement à la même vitesse
toute la course pour avoir les ressources d’accélérer en fin de parcours.
Chaque méthode a ses avantages et ses inconvénients. La plupart des coureurs
expérimentés choisissent la deuxième voie, les autres la première.
Cela s’explique aussi par un facteur psychologique : les compétiteurs peu
habitués à de telles courses se démoralisent plus rapidement en voyant une
grande masse de coureurs leur passer devant dans les premiers kilomètres, parce
qu’ils ont choisi la sagesse d’un rythme adapté. Ils perdent parfois leurs
moyens en ne voyant pas, dans la première moitié du parcours, comment ils vont
revenir sur ces coureurs qui paraissaient à leur portée, et se laissent
souvent aller, en assurant une place médiocre, grappillant quelques places au
sprint à l’arrivée.
A l’inverse, certains coureurs, qui se connaissent insuffisamment, transcendés
par le fait de suivre un groupe plutôt plus rapide que ce qu’ils avaient prévu,
réussissent à se maintenir à ce rythme dans la deuxième partie du parcours.
Ils finissent à la ramasse, mais dans un temps nettement meilleur.
Ces exemples ne doivent cependant pas trop vous influencer : le coureur qui
s’est bien entraîné et bien préparé sait ce qu’il vaut, à 5 minutes près.
Le train adopté sera donc fonction de cette fourchette. Il programmera un train
régulier sur ces bases, avec vérification tous les 5 kms, puis tous les kms
au-delà de la moitié, c’est-à-dire à partir des 12 kms.
Si le départ est important, il ne faut pas trop s’en faire en voyant les
" flambeurs " partir comme pour un 800 m. Certes les premières places
sont définies souvent dans le premier kilomètre, et vous aurez surtout à vous
situer par rapport à des groupes dont vous connaissez quelques coureurs. Mais
vous devez tout d’abord vous attacher à trouver le rythme prévu et n’en déroger
que si vous êtes particulièrement bien ou particulièrement mal.
Si vous êtes en club et avez préparé l’épreuve entre amis, il peut être
évidemment bénéfique de courir en groupe. La tactique a cependant ses
limites. On se réconforte à être ensemble, mais on en bave en individuel, et
le rythme du groupe n’est peut-être pas exactement celui qui vous convient.
Sachez vous en détacher, par l’avant ou par l’arrière, avant qu’il ne
soit trop tard.
Marathon
Une épreuve aussi monumentale qu’un marathon ne
s’adresse qu’aux coureurs chevronnés. Si vous n’avez jamais couru une
telle distance, il faudra avoir fait vos preuves sur des 20 km ou des
semi-marathons.
La préparation
La préparation à un marathon, en dehors de
l’entraînement au quotidien, est évidemment spécifique.
Sans entrer dans le détail, que vous trouverez par ailleurs avec de véritables
programmes, il est utile de connaître les principes de base :
Un entraînement approfondi qui commence pratiquement six mois avant l’épreuve,
avec une montée en puissance jusqu’à trois mois et une baisse progressive
jusqu’au jour J.
Comme pour un semi, il faut se placer environ un mois à l’avance dans les
meilleures conditions, en surveillant l’alimentation, en évitant les compétitions
répétées, sauf éventuellement, pour les habitués de ces distances, une
amusette d’une dizaine de kilomètres où l’on évitera bien sûr de se
mettre dans le rouge. Vous pouvez aller jusqu’à un 20 km, sauf pendant les 15
derniers jours.
Durant cette dernière quinzaine, le travail doit surtout être qualitatif.
Inutile d’avaler des bornes, cela ne sert plus à rien. Evitez aussi la résistance
spécifique sur des petites distances, elle risquerait de vous donner
l’illusion, le jour de la course, de pouvoir tenir un rythme plus élevé que
ce que votre organisme peut absorber. Vous pouvez en revanche, et de façon bénéfique,
courir une fois en résistance, quelques jours avant l’épreuve, sur 5 à 8
km.
Pour l’alimentation, ayez en tête qu’un marathon est une énorme dépense
d’énergie. S’il faut évidemment partir dans les meilleures dispositions
gastriques, il faut aussi avoir un organisme suffisamment bien alimenté (de
bonnes rations de pâtes, pommes de terre ou riz dans les jours précédents),
des fruits et des légumes pour réguler le transit.
Prenez également un bon rythme d’hygiène de vie, ce que vous faites sans
doute au quotidien, mais qui est encore plus important à ce moment. Durée de
sommeil régulière (heure de coucher, heure de lever identiques la dernière
semaine), alimentation équilibrée, fonctions naturelles à heures quasi fixes
(avant l’heure de la course évidemment).
Évitez un bain prolongé la veille de la course, qui risque de vous ramollir
plus que vous détendre.
Juste avant la course, après un échauffement minutieux, mais surtout pas forcé,
buvez un peu, de 10 à 20 cl d’eau, qui vous feront passer correctement les
premiers 10 km.
La Course
Vous avez tout réglé, tout prévu, mais 42 km,
c’est long. Une météo défavorable, des pieds qui gonflent anormalement, et
tout peut se détraquer.
L’important, au niveau mental, est d’avoir bien mis tous les atouts de son côté
par une préparation minutieuse. Vous savez que vous pouvez le faire, alors, à
vous de jouer.
Essayez de prendre le rythme prévu dès le troisième kilomètre, après un départ
plus ou moins échevelé selon l’affluence et la largeur du premier virage. A
partir de là, régulez au maximumjusqu’au dixième kilomètre pour vraiment
prendre confiance. Etre trop en avance est évidemment illusoire : vous allez le
payer et en plus le regretter, ce qui vous cassera le moral. Etre en retard
n’est pas très bon non plus : si vous devez déjà être dans l’effort à
un quart de la course pour " revenir sur vous-même " ce n’est pas
très bon signe, ni pour le temps présent ni pour la fin de la course.
A contrario, ne surveillez pas sans arrêt le chrono : le principal est avant
tout de se sentir bien, avec la fréquence cardiaque envisagée. Le temps sera
ce qu’il est : si vous êtes un habitué du marathon, vous savez qu’il y a
des jours où vous mangez l’ours et il y en a d’autres où c’est l’ours
qui vous mange. Si c’est un de vos premiers marathons, ou le premier, il faut
vous étalonner et les performances à l’entraînement, sur des distances plus
courtes et dans des conditions que vous choisissez, ne sont pas tout à fait
significatives. La vérité, c’est en ce moment : faites au mieux pour courir
et pour finir, et vous verrez le temps à la fin.
Il est évidemment conseillé, surtout si on en maîtrise bien l’utilisation,
de courir avec son cardio-fréquence-mètre, pour mieux surveiller sa dépense
physique et se retrouver plus facilement dans le train fixé.
Course de longue durée
La préparation
Comment s’imaginer que l’on peut un jour courir
100 km alors que l’on ne monte que rarement au-delà de 10 km. Evidemment pas
en un jour. Les entraînements sont plus longs, alternant éventuellement des
phases variées, côtes, fractionné et même de la marche. Le principal est que
les sorties soient suffisamment longues et variées, dans l’exercice comme
dans le terrain.
Vous pouvez également, pour que l’aspect course à pied soit moins
fastidieux, travailler l’endurance à vélo, en canoë ou en ski de fond.
Avant la course
Votre entraînement spécifique aura sans doute été
assez dur pour affronter une telle épreuve. Décompressez les 15 jours précédant
la course en vous abstenant de compétition, sauf quelque chose de light sans
forcer pour vous détendre sur une petite distance.
La course
Il n’y a guère de conseils à donner, puisque
l’on n’aborde pas une telle épreuve en étant débutant. Elle se réserve
aux marathoniens qui veulent se tester sur d’autres distances, et qui sont déjà
capables de gérer leur potentiel et de s’étalonner au mieux.
Il est évident que la force mentale, alliée à une préparation rigoureuse,
est la base de la réussite. Ensuite, il y a des façons plus ou moins engagées
de participer à un 50 ou un 100 km, entre l’objectif de finir, ce qui est
partagé par 80 à 90% des concurrents, et celui de jouer les premiers rôles,
ce qui concerne les 10% restant. De façon hybride, une bonne proportion de
participants visent une bonne place dans leur catégorie.
Le
cross-country
Le cross-country se pratique principalement en fin
de saison (en automne) et en préparation d'avant saison (hiver et tout début
du printemps). On y rencontre parfois, au plus haut niveau, des spécialistes de
la piste venus parfaire leur préparation et s'oxygéner sur des parcours moins
rébarbatifs que la piste. Si le pistard pur n'est pas forcément à son
avantage sur ce type d'épreuves, il faut tout de même, si l'on souhaite réussir,
posséder de bonnes bases sur la piste : il faut une bonne vitesse et une bonne
technique de course, choses primordiales pour espérer faire un résultat en
cross. Il faut également posséder une très bonne résistance, la succession
de montées et de descentes rendant le rythme de course beaucoup plus irrégulier
que sur piste. Le cross-country réunissant le plus souvent un nombre important
de concurrents et se courant sur des distances assez courtes, il est également
primordial de posséder un bon sens tactique, principalement au départ pour éviter
les fréquents et très pénalisants embouteillages.
A l'entraînement
Grossièrement, les techniques d'entraînement pour
le cross country sont semblables à celles du 5 ou du 10 km puisque les
distances parcourues sont du même ordre. Il faut par contre ne pas oublier les
spécificités du cross en particulier l'adaptation aux changements de terrain.
En effet, contrairement à la piste, il est courant en cross de courir, sur un même
parcours, en alternance sur du bitume, de l'herbe, en sous-bois ou sur terre.
Il est également très courant, surtout aux périodes pendant lesquelles se déroulent
la plupart des épreuves, que le terrain soit boueux ce qui augmente encore la
difficulté. En conséquence, outre l'entraînement sur piste et sur route
indispensable, il est impératif de s'exercer sur des terrains naturels, à
raison d'une heure à une heure et demie par semaine. Il faut privilégier des
zones qui comportent des montées (les cross sur terrain plat ne sont en effet
ni très fréquents ni très passionnants à disputer) afin de se préparer au
mieux.
Technique de course
-Le départ-
Le départ, surtout sur les distances les plus
courtes est primordial. Si vous désirez faire une belle performance, inutile
d'espérer si vous vous trouvez loin derrière, coincé dans la foule. Le mieux
est donc de se présenter tôt devant la ligne et de choisir une position au
centre ou à l'extérieur par rapport au premier virage (sauf si celui-ci
survient après plusieurs centaines de mètres ce qui est fort peu probable) ;
si vous vous placez à la corde, il est fort possible, à moins que vous ne
soyez sûr de vos capacités à partir devant tout le monde, que vous soyez
bloqué dans les embouteillages. En partant à l'extérieur, vous ferez quelques
mètres de plus mais diminuerez vos chances d'être enfermé.
Prendre un départ rapide est donc primordial quitte à "couper" un
peu l'effort une fois les choses décantées ; se faire enfermer au premier
goulot d'étranglement, c'est l'assurance de perdre plusieurs dizaines de mètres,
impossibles à rattraper, sur les premiers.
-Pendant la course-
Sur le plat, on allonge le pas bien sûr tout en
surveillant, cela doit d'ailleurs être une constante en cross-country, le
terrain sur lequel on pose les pieds. Une souche, une racine, un trou masqué
par des herbes, quelques dixièmes de secondes d'inattention, et la blessure
peut survenir. Il est donc préférable de ne pas porter le regard au loin mais,
sans exagérer bien sûr, il faut presque courir en regardant ses pieds, surtout
si le parcours est en sous-bois.
En montée, il faut se concentrer sur sa foulée, veiller à la raccourcir et à
pencher le buste en avant tout en augmentant le mouvement de balancier des bras
pour faciliter la montée. On attaque par les talons, on pense à baisser un peu
les bras.
En descente, les foulées doivent être également raccourcies ; on peut
augmenter le rythme mais il faut veiller à ne pas se laisser emporter par la
vitesse. Si l'on possède une bonne technique, les descentes peuvent constituer
un moment idéal pour placer une attaque en accélérant.
Enfin, il est primordial en course de laisser une distance suffisante avec le
concurrent qui vous précède. Contrairement à la piste, vous ne pouvez pas
savoir sur quel terrain vous allez poser les pieds si vous n'avez pas le temps
suffisant pour déjouer les pièges du sol.
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Médiathèque
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