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Chaussures
L’essentiel de l’équipement consiste en cette
paire de chaussures qui vous relie au sol de façon périodique (n’oubliez pas
que le coureur passe 2/3 de son temps de course sans toucher le sol).
Choisissez des chaussures dont l’amortissement soit suffisamment de bonne
qualité pour absorber les chocs sur les terrains que vous fréquentez
habituellement. Prenez également un modèle où le maintien de la cheville soit
suffisamment bon (risque d’entorse sur un terrain caillouteux ou inégal) et
à la semelle ni trop épaisse ni trop mince, à l’intérieur confortable. Le
pied ne doit pas être comprimé (car il gonfle lorsqu’on court longtemps) et
l’échange avec l’extérieur (transpiration) doit être facilité par une
bonne ventilation.
Ensuite, votre investissement dépendra de la fréquence de vos entraînements
et de la variété des sols. La plupart des chaussures ont des poids semblables
: il faut optimiser le compromis qualité / poids, la robustesse étant une
autre donnée, que l’on privilégiera selon le nombre de kilomètres parcourus
dans l’année.
Si vous avez l’habitude de courir l’hiver sur des sols glissants, ayez des
semelles striées ou rainurées.
Le maillot
Le bustier type boléro pour les filles, le marcel
pour les garçons : de toute façon quelque chose de complètement échancré
pour ne pas être gêné dans sa respiration.
Surtout, ne pas courir torse nu, même en été, l’estomac détestant se
retrouver en plein air (surtout si vous avez pris le petit déjeuner peu de
temps avant), et le maillot permettant une bonne absorption de la sueur.
Le tissu doit donc être adapté à la transpiration, éventuellement ajouré,
selon la saison. En règle générale, vous le choisirez dans un magasin spécialisé
: ne prenez pas au hasard dans votre garde-robe un vieux T-shirt qui vous étouffe
ou au contraire que vous avez sous les bras au bout de 1 km.
Le short
Le short de course, léger, aéré, c’est très
bien pour les champions, bien proportionnés, dont vous faites sans doute
partie. D’autres, qui ont tendance aux cuisses qui frottent, se prémuniront
avec un cuissard en lycra bien moulant, même en plein été. On peut aussi
utiliser une huile ou de la vaseline, mais l’impression poisseuse n’est pas
très agréable, surtout quand il fait chaud.
En hiver, n’hésitez pas à sacrifier l’esthétique à l’efficacité :
pour ne pas être gelé, et pour ne pas souffrir, caleçons longs ou collant,
style Thermolactyl, sous le short.
Tous les joggers connaissent le détail des clés de voiture qu’il faut bien
mettre quelque part si l’on court en pleine nature. Certains, pas trop
inquiets, les placent derrière une roue, d’autres les cachent entre deux fougères
(et passent une demi-heure pour les retrouver au retour), d’autres encore les
tiennent à la main, ce qui est un peu lassant au fil de la course
(transpiration, doigts crispés…). Le short pourra donc être adapté, avec
une petite poche intérieure. Vous ne pourrez sans doute pas y glisser le
trousseau de la maison avec le porte-clé de Winnie l’Ourson, mais vous aurez
prévu le coup en ayant une seule clé à placer dans cette poche retournée (la
clé ne peut pas, en sautant, sortir de son logement).
Sur la tête
Le bandeau, c’est bien pour absorber la
transpiration, et pour protéger du froid en hiver. N’hésitez pas, pour bien
couvrir les oreilles, mais aussi la tête et la nuque, à passer à la cagoule
(coton plutôt que laine qui irrite), mieux que le bonnet.
La course en compétition
Il sera d’autant plus complet que vous êtes
vous-même un coureur complet, courant partout et par tous les temps. Il n’est
pas le même à la corrida de Sao Paulo que pour le cross du Figaro, même si
les deux épreuves sont assez rapprochées dans le temps.
Ayez donc plusieurs paires de chaussures, dont des chaussures à pointes pour
les terrains meubles, et crantées pour les passages en pleine nature, cailloux,
roches glissantes, mousses…En hiver, vous pouvez craindre les engelures et
porter des gants, à condition qu’ils soient prévus pour, avec une bonne
ventilation (les gants cyclistes ont le défaut d’avoir les bouts de doigts à
l’air libre, et ce sont justement les extrémités qui gèlent le plus vite).
Les maillots doivent également être diversifiés pour tous les climats, du débardeur
ajouré au T-shirt enveloppant, mais pas contraignant, lui aussi adapté à
votre transpiration. On peut aller jusqu’au coupe-vent pour les cross de plein
hiver. Pensez aussi qu’en montagne, même en plein été, la descente peut se
faire dans la brume, et par une température proche de 0°.
Pour l’entraînement, les coureurs qui cherchent
une progression régulière et qui veulent la mesurer, adaptent leur effort grâce
à un CFM (cardio-fréquence-mètre) qui leur indique leurs pulsations à chaque
moment, ce qui leur permet de régler leur entraînement
Epreuves sur routes 5, 10,
15 km
Les épreuves de 5 à 15 km sont des épreuves assez
courtes, de moins d’une heure pour la plupart des participants. Il faut donc
un équipement adapté à une course où l’on n’aura pas besoin de se
changer en route, où l’on a rien à porter, où seule l’efficacité et la
vitesse priment.
Un maillot aérodynamique, pour offrir le moins de prise au vent possible et qui
facilite l’échange avec l’extérieur (évacuation de la transpiration), un
short bien échancré qui permette d’amples mouvements, une bonne ventilation,
des chaussures choisies pour le terrain et le parcours, une casquette si le
soleil est puissant.
Le choix des chaussures est évidemment primordial, dans la mesure où vous
allez sans doute passer toute une saison avec. Essayez-les soigneusement avant
de les adopter (certains centres et clubs prêtent des modèles récents pour
vous permettre de mesurer si vous vous adaptez bien à tel ou tel type.
Il est bon d’avoir au moins deux paires de chaussures, l’une exclusive
bitume, avec un très bon amortissement (d’autant plus indispensable selon le
poids), l’autre bien crantée et rainurée, antidérapante, pour accrocher sur
des sols plus variés et renforcer l’équilibre.
Dans tous les cas, soignez la qualité du laçage, car il n’y a rien de plus
frustrant que de perdre 20 à 30 secondes pour remettre ses lacets. Vous aurez
bien sûr des chaussures et des lacets qui ne sont pas neufs. Assurez vous
qu’ils ne sont pas trop longs et que vous ne risquez pas de marcher dessus, et
vous ne vous étranglez pas le pied en serrant trop fort.
Les chaussettes sont importantes dans la mesure où elles servent d’intermédiaire
entre le pied et la chaussure. Elles doivent donc avoir un bon confort, des
renforcements aux parties les plus sensibles du pied (vous pourrez ajoutez un
peu de coton si risque d’ampoule).
Dernière vérification : au moment de chausser, assurez vous qu’il ne reste
rien dans le fond de la chaussure, sable, petit caillou, étiquette de
semelle… .
Semi-marathon
Pour le semi sur route, un bon amortissement est
indispensable. Il vous faut des chaussures en bon état (vérifiez notamment
l’état du talon)
Si votre programme est bien chargé tout au long de l’année, il vaut mieux,
plutôt que de changer de chaussures en cours de saison pour cause d’usure,
acheter directement deux paires identiques du modèle qui vous convient, et les
utiliser une semaine en alternance.
N’oubliez pas d’essayer longuement les chaussures avant de les adopter
(certains centres et clubs font essayer divers modèles) et de surtout ne pas
vous présenter pour une compétition avec des chaussures neuves.
Marathon
Il y a une part de superstition chez certains
marathoniens qui adoptent telle tenue, tel short, telle couleur pour trouver une
ressource de confiance supplémentaire. Le marathonien n’a en général guère
besoin de conseil sur son équipement.
Selon son niveau, il tablera sur des chaussures plus ou moins légères (plus de
légèreté, moins de robustesse, moins d’amortissement) et choisira un
maillot ou une combinaison adaptée (forme, ventilation, légèreté), comme le
short, pour supporter une course de plusieurs heures.
Selon la période et le climat, on adopte une tenue qui allie la légèreté à
l’efficacité : bonne évacuation de la transpiration, maintien avec échange
; des chaussures bien formées à votre pied, qui ont déjà parcouru avec vous
des dizaines de kilomètres, mais dont on vérifie soigneusement l’état
d’usure
Course de longue durée
Il est à peu près identique à celui du
marathonien. Il peut s’étoffer avec un mini sac à dos ou une banane pour
transporter bidon et ravitaillement.
On pensera à l’essentiel, notamment en terme de soins : crème solaire, crème
pour les pieds, lunettes. Durant la course, il peut être bon, mentalement et
physiquement, de changer de maillot.
Prévoyez-le avec votre assistance ou emportez un change (200 g, cela
n’alourdit pas vraiment).
Le
cross-country
Votre équipement va dépendre en grande partie du
temps que vous allez affronter ainsi que de la nature du terrain. Si, comme
c'est probable, le cross a lieu en hiver, ne vous présentez pas sur la ligne de
départ avec votre tenue d'été. Certes, vous allez peut-êtrepasser pour un
courageux (ou un fou) mais vous aurez aussi très froid et vos performances s'en
ressentiront forcément. Il est donc souhaitable d'enfiler un sous-vêtement
chaud, en coton bien sûr, puis un maillot à manches longues.
Le short est à proscrire en hiver, sauf s'il fait doux ou que vous ne
supportiez que çà, mais par temps froid, le collant sans pieds est idéal.
Les gants en tissu seront utiles par temps froid, même s'ils sont assez fins.
Cela ajoute grandement au confort car on se refroidit beaucoup plus vite par les
extrémités. S'il fait très froid, le port d'un bonnet peut s'avérer
judicieux mais il s'agit alors d'un cas extrême.
Le choix des chaussures est également très important. Il ne faut pas, surtout
sur terrain boueux, choisir de trop longues pointes. L'effet obtenu serait
inverse à celui recherché : la boue va s'agglutiner par plaques sous les
semelles et vous allez vous transformer en skieur. Il faut donc choisir des
pointes assez courtes…, mais pas trop ! Si le sol est sec, en été, vos
running habituelles (à semelles striées) seront parfaites. Sur sol gelé, il
faut proscrire les pointes qui se révéleraient beaucoup trop inconfortables et
inefficaces.
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